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Spa et bien-être, pour une construction saine

Le spa, nouveau temple du bien-être et du ressourcement

Pour qui observe l’univers du spa, il est une évidence qui frappe l’esprit : cette recherche du bien-être et du ressourcement prend racine dans une quête spirituelle ancestrale qui anime l’homme depuis toujours. La « spa attitude », n’est-ce pas accepter de se reconnecter à son énergie à travers un parcours initiatique jalonné de rituels ? Les spas sont-ils pas les nouveaux sanctuaires consacrés à l’art du bien-être et du ressourcement ?

 

Les bâtisseurs de cathédrale

D’où l’importance de bâtir des lieux en harmonie avec cette approche holistique, capables de magnifier la démarche de retrouvailles avec soi-même.

Cela suppose de revenir à des fondamentaux en matière de construction saine, protectrice pour l’homme et respectueuse pour l’environnement et de retrouver des savoirs étonnants et trop souvent oubliés.

Les Romains déjà s’en remettaient avec beaucoup de bon sens à l’observation de leur troupeau pour choisir le site où ils allaient bâtir leur villa. Plus tard, ces savoirs partagés par quelques initiés sont mis à profit : ainsi, les églises étaient-elles souvent placées sur des points d’intense activité cosmotellurique, générant des ondes qui pouvaient se révéler négatives pour l’homme. L’architecture précise des bâtisseurs de cathédrales et l’importance attachée à l’exactitude des volumes et des proportions permettaient d’utiliser ce potentiel de façon bénéfique et de réharmoniser ces lieux puissants avec la vie humaine.

 

La nécessité de concevoir un lieu en harmonie avec cette démarche, sain, naturel

Lors d’un soin « spa », le travail sur les énergies et les émotions est fondamental et très impliquant tant pour le praticien qui donne le soin que pour le client qui le reçoit

Or, dans un lieu chargé en énergie négative (présence d’un cours d’eau souterrain, proximité d’un réseau électrique, présence de radon …), une personne très sensorielle et intuitive va se sentir mal et vite oppressée.

De même, certains matériaux peuvent s’avérer malsains, soit parce qu’ils ne permettent pas de réguler température ou hygrométrie, soit qu’ils génèrent des substances nocives, et avoir ainsi des effets néfastes sur l’ambiance du lieu.

Un Spa est un lieu dédié au culte du bien-être et du ressourcement. L’énergie doit y être positive et l’ambiance bénéfique pour ceux qui y séjournent ou qui y travaillent. D’où l’importance à accorder à la conception des locaux et à l’emploi des matériaux.

Cette approche peut s’orienter aujourd’hui de façon très rationnelle à partir de plusieurs axes complémentaires : on peut construire écologique, bioclimatique, sur la base d’une approche biogéologique, ou d’une démarche HQE (haute qualité environnementale), autant de notions qu’il sera utile d’intégrer très en amont dans le projet de construction d’un Spa ou d’un institut de bien-être.

 

Une construction écologique répond en partie ou en totalité aux critères suivants :

à        être en harmonie avec l’environnement dans lequel elle se trouve,

à        utiliser des matériaux non polluants pour l’environnement à tous les stades de leur vie (fabrication, transport, mise en œuvre, démolition)

à        générer le moins possible de déchets lors du chantier

à        utiliser des matériaux n’émettant pas de substances toxiques (biocompatibilité)

à        consommer le moins possible d’énergie

à        utiliser des énergies renouvelables

à        assurer aux occupants une atmosphère intérieure saine (bonne hygrométrie, absence de polluants) et un bon confort acoustique.

 

Pour y parvenir, une construction bioclimatique tient compte des relations entre le soleil, le climat et les besoins de l’habitat pour les optimiser au niveau du confort et de la maîtrise du coût des énergies nécessaires et assurer à ses occupants une ambiance agréable à vivre.

Complémentaire, l’approche géobiologique nécessite de tenir compte dans le choix de l’emplacement de la construction, dans la disposition des pièces et le positionnement des meubles, de certaines influences, notamment telluriques, habituellement pas prises en compte et pas toujours mesurables avec des méthodes classiques.

Aujourd’hui, de nombreux architectes sont capables d’intégrer la plupart de ces notions dans une démarche HQE (haute qualité environnementale) au niveau d’un projet de construction.

 

Au niveau de la conception même du projet

Concevoir « sain et naturel », c’est finalement retrouver l’art de bâtir en associant au mieux l’homme avec son environnement : ces règles ne sont le plus souvent que l’expression d’un bon sens perdu dans l’impératif de construire au plus vite, au plus standardisé et au moindre coût. Par exemple, l’harmonie provient aussi des volumes. L’utilisation des chiffres clefs et des nombres d’or utilisés autrefois par les bâtisseurs de cathédrales permet de créer une harmonie toute particulière des volumes et des proportions pour dimensionner un bassin, une cabine de soins, une salle de repos qu’on remarque et où on se sent bien.

Quelques règles de bon sens à respecter et l’application de principes simples : tenir compte de l’environnement, capter et stocker le soleil, isoler avec soin, profiter au mieux de la lumière du jour, permettent dès la phase de la conception de construire des lieux harmonieux où le bien-être règne.

 

Au niveau des aménagements et de la décoration

Il n’est pas toujours possible d’intervenir sur un bâtiment existant, mais on peut toujours améliorer les choses au niveau des aménagements et de la décoration.

En voici quelques exemples au niveau de la décoration :

à        Le bois constitue un revêtement naturel et sain largement utilisé dans l’univers du spa. On veillera toutefois de ne pas détériorer ces qualités par l’ajout de colles ou de traitements contenant des substances nocives pour l’organisme.

à        Le respect de la nature passe par le respect de ses ressources naturelles. On a déjà saccagé des forêts entières pour en extraire des essences rares ; acajou, ébène, teck, faisant disparaître dans le même temps de nombreuses autres espèces 

à        Une première démarche consiste à se renseigner sur l’origine des bois exotiques et à privilégier les filières renouvelables.

à        Les enduits à la chaux ou à base de terre sont utilisés depuis longtemps pour leur capacité de régulation de l’hygrométrie d’une pièce. On peut tirer des enseignements tout à fait intéressants à partir des méthodes de construction du hammam traditionnel (tadelak par exemple) sous réserve de les adapter à une utilisation professionnelle.

à        D’autres matériaux naturels peuvent être utilisés : jonc de mer, bambou, fibre de coco, toile de jute, sisal … sous réserve de leur adaptation aux exigences en matière d’hygiène (On les bannira des pièces humides et très humides en particulier)

Bien sûr, on évitera les matériaux synthétiques (moquettes, tentures, draps, couvertures …) qui en produisant de l’électricité statique, perturbent l’énergie humaine et provoquent fatigue et on privilégiera les matières naturelles : coton, lin, soie, laine, fibre naturelle …, leur seule limite étant leur capacité à supporter un entretien hygiénique de type professionnel.

 

Les conseils pour une démarche écologique et bioclimatique

La pollution électrique ne doit pas être négligée. Elle est susceptible d’épuiser un organisme fragilisé par les rayonnements négatifs dégagés par les appareils électriques sous tension et les installations mal protégées. Il est recommandé de les relier systématiquement à une bonne prise de terre.

Par ailleurs, il faut mieux se méfier de tout ce qui peut jouer le rôle d’antenne (structure métallique …), des miroirs et des grandes surfaces polies et vernies qui réfléchissent les particules électriques, provoquant une excitation sur le système nerveux.

Dans le même ordre d’idée, il faut manier l’usage des cristaux avec précaution. Certains minéraux, comme les quartz, peuvent réagir aux ondes électriques des appareils comme à votre propre magnétisme. Et l’effet peut être exactement inverse à celui recherché, annihiler votre propre énergie …

Le chauffage par convecteur électrique est une source de pollution. En pulsant un air réchauffé qui aura perdu son équilibre ionique, il va inévitablement brasser des microparticules de poussières et il assèche l’air, causant des gênes respiratoires.

L’éclairage par la lumière du jour est de loin préférable, mais pas toujours disponible. On privilégiera les ampoules à faible consommation, les halogènes trop gourmands en électricité (et producteurs de rayonnement ultraviolet)

 

En conclusion :

Qu’on parle aujourd’hui de feng shui, de géobiologie, de construction écologique ou bioclimatique, on revient aux sources d’un savoir ancestral partagé par les Chinois, les Druides, les Compagnons Maçons et de nombreuses autres traditions culturelles. On peut regretter que les techniques de construction naturelle et saine ne fassent pas l’objet aujourd’hui d’un enseignement reconnu officiellement, mais il serait dommage de ne pas les intégrer avec discernement dans le cahier des charges pour la conception d’un spa …

 

Article rédigé par Mireille BARREAU et paru dans « European Spa Magazine »

1 Commentaire

  1. heliosolaire dit :

    Très intéressant cet article il est vrai que ce concept est encore peu développé.

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