Quoi de commun entre un Spa hôtelier avec un bassin aquasensoriel, une douche expérience, un hammam digne des mille et une nuits, peut-être une fontaine à glace et deux ou cabines de soins individuels de 15 m2 et un day Spa avec six cabines de soins à sec de 12 m2 et sans autre équipement humide qu’un hammam ?
Dans le premier cas, l’investissement de base va être très lourd, de l’ordre de 3.000 à 3.500 € par m2, soit au minimum 1,5 millions d’euros (pour mémoire : la création de l’Aroma Spa de l’Hostellerie Bérard *** à La Cadière d’Azur a nécessité un investissement de 1,6 millions d’euros pour 500 m2). Le Spa hôtelier va bénéficier des services intégrés de l’Hôtel (direction commune, secrétariat, blanchisserie, service entretien et maintenance, …), de la logistique et de la notoriété de l’Hôtel, ce qui va permettre d’optimiser dès la première année le RBE. Autre avantage notoire, l’Hôtel va permettre à son Spa de disposer d’une surface financière que le Spa indépendant n’aura pas. Cependant, compte tenu de l’investissement au départ, à terme, la véritable rentabilité ne va pas se faire sur le bénéfice dégagé par le Spa hôtelier lui-même, mais sur l’augmentation de revenu par chambre de l’hôtel.
Dans le second cas, l’investissement va certes être beaucoup moins lourd, peut-être de l’ordre de 1.700 € le m2, soit 510.000 € pour 300 m2. Mais le Spa va devoir créer et fidéliser lui-même sa clientèle, payer son manager et son personnel et assurer son propre développement marketing. Toutes ces charges d’exploitation vont peser directement sur le résultat, surtout en période de démarrage. Son activité doit monter en charge très rapidement, sans toujours pouvoir disposer des moyens de commercialisation nécessaires.
Or, on constate que certains établissements ne disposent pas au départ de réserves de trésorerie suffisantes pour faire face aux trois premières années quasi nécessaires pour atteindre la vitesse de croisière. D’où la nécessité d’une analyse fine du contexte de chaque création !