Entretien avec Mireille BARREAU
La circulaire de juillet 2010 concerne la surveillance de la qualité de l’eau dans les bains à remous (spas). Quelles sont les dispositions de cette circulaire ?
Ces équipements de conception assez récente, à mi-chemin entre la baignoire et la piscine, faisaient depuis des années l’objet d’une réflexion de la part des autorités sanitaires, en raison des risques de contamination qui peuvent apparaître en cas d’une hygiène et un entretien insuffisants ou d’une surfréquentation du spa.
S’ils ne sont pas correctement conçus, exploités et surveillés, les spas offrent en effet les conditions favorables à la prolifération de nombreux germes qui peuvent engendrer diverses pathologies plus ou moins graves.
La circulaire rappelle que le Spa manager est tenu de se soumettre au contrôle sanitaire et de respecter les règles et limites de qualité réglementaires. Il a également un devoir d’information auprès de sa Clientèle : afficher le règlement intérieur relatif au spa (fréquentation maximum autorisée, bonnes pratiques d’hygiène et notamment l’obligation de la douche avant d’accéder au spa, conseils…), afficher les résultats des dernières analyses mensuelles de surveillance, etc.
Sont évoqués également les équipements sanitaires périphériques indispensables : douches, sanitaires, lavabos en nombre suffisant, ainsi que l’obligation de formation des personnels dans le cadre de la prévention des risques professionnels.
L’eau du spa est bien entendu désinfectée avec des procédés agréés et la recirculation du volume d’eau doit se faire au moins toutes les ½ heures. La circulaire indique également que la vidange totale est obligatoirement au moins une fois par semaine, voire tous les jours en cas de pics de fréquentation. Quant à la tenue du carnet sanitaire, elle est obligatoire. L’Agence Régionale de Santé (ex DDASS) est chargée du contrôle des établissements. On le voit, ces dispositions ne sont pas anodines et elles peuvent engendrer des incidences importantes sur l’organisation du travail de maintenance ou la gestion des fluides. Elles doivent également être prises en compte au niveau de la rentabilité (Coût de l’énergie et de l’eau, analyses et produits). Mais la qualité de service des prestations Spa dépend aussi beaucoup de la sécurité sanitaire de l’établissement… Rappelons que le consommateur, et notre société en général, sont de plus en plus exigeants en la matière.
Extraits d’un interview publié dans “Cabines” juin 2011